Plus précisément, il s’agit d’ouvrir de nouvelles possibilités d’utilisation des polymères en rendant la surface de ces polymères localement conductrice.
Pour ce faire, l’équipe de chercheurs applique un traitement laser sur des polymères polypropylènes dans lesquels sont incorporés des nanotubes de carbone. La surface du polymère initialement isolante devient après passage du laser conductrice. Le laser augmente la conductivité du matériau uniquement dans les zones traitées, donnant la possibilité de dessiner des circuits électriques à la surface du matériau avec beaucoup de liberté. Les parties non-insolées du matériau restent isolantes.
Ce procédé a de multiples avantages : il est rapide (quelques secondes), peu consommateur en énergie, simple, adaptatif et la conductivité à la surface du polymère est augmentée de plus de 4 ordres de grandeur, ce qui permet de fabriquer un circuit électrique pour l’alimentation d’une photodiode ou d’intégrer un interrupteur à la surface du polymère.
Contrairement à d’autre procédés lasers existants, le choix de la nature du laser et des conditions d’irradiation est tel que la surface du matériau devient conductrice sans dégradation des propriétés macroscopiques, et avec un traitement dans la masse qui rend le dispositif robuste à l’utilisation.
Cette innovation ouvre la voie à de nombreuses applications dans l’électronique sur plastique. Elle sera notamment très utile dans le secteur de l’automobile qui utilise de multiples interrupteurs et petits dispositifs électroniques.